Recevoir le Sacrement de Réconciliation pendant ce Carême

Du 16/03/2018 au 28/03/2018

♦ Célébration pénitentielle : Vendredi 16 mars à 15h à l’église Saint-Étienne.

♦ JOURNÉE DU PARDON : Mercredi 21 mars de 8h à 20h (non stop) à la basilique Saint-Martin.

♦ Soirée de réconciliation : Mercredi 28 mars de 18h à 22h à l’oratoire de la Sainte-Face (couvent des dominicains 8 rue Bernard Palissy).


« Dieu ne se lasse jamais de pardonner, c'est nous qui nous lassons trop souvent de demander pardon »
Pape François

♦ QU’EST-CE QUE LE PÉCHÉ ET LA CONFESSION ?
Le péché est une pensée, une parole ou un acte conscient, libre et volontaire de faire le mal.
Le péché s’oppose à l’amour de Dieu pour moi. En me détournant de Dieu, je blesse mon cœur et ma capacité d’aimer.
De plus, le péché fragilise voire brise la communion fraternelle qui nous relie tous ensemble. Ainsi le péché est toujours une blessure à l'amour que je dois à Dieu, à mon prochain et à moi-même.
Toute l’efficacité de la confession, du sacrement de réconciliation, consiste à guérir cette blessure en nous rétablissant dans la grâce de Dieu. Le pardon nous réconcilie avec Dieu ainsi qu'avec l'ensemble du peuple des baptisés qui est l'Église. Lors de la confession, je suis donc invitée à dire au prêtre les péchés que je regrette d'avoir commis et je demande à Dieu son pardon en m'engageant à faire pénitence, c'est-à-dire à œuvrer maintenant pour le bien dans ma vie.

♦ « N’EST-CE PAS TROP FACILE DE TOUT PARDONNER COMME SI RIEN N’ÉTAIT GRAVE ? »
Le pardon n'est pas l'excuse. Je n'essaye pas de te trouver ou de me trouver des circonstances atténuantes en me disant que ce n'est pas si grave. Au contraire, tu m'as fait du mal mais je choisis de dépasser l'offense pour guérir et pour être libéré de l'esclavage de la haine.

♦ « COMMENT POURRAIS-JE PARDONNER ? JAMAIS JE N’OUBLIERAI CE QU’IL OU ELLE M’A FAIT ! »
Le pardon n'est pas l'oubli. La mémoire restera peut-être durablement blessée. Il ne s'agit pas d'oublier mais de décider que le passé ne fait plus obstacle. En pardonnant, je cesse de ruminer ma rancœur.

♦ « JE PARDONNERAI QUAND IL (OU ELLE) M’AURA DEMANDÉ PARDON ! »
Le pardon est gratuit et libre. Je ne peux pas exiger que l'autre me pardonne ou me demande pardon. Au contraire, la réconciliation exige une envie réciproque d'avancer à nouveau ensemble. Pardonner ne dépend que de moi. Se réconcilier dépendra aussi de l'autre.

♦ « J’AI FAIT TROP DE MAL : DIEU NE POURRA JAMAIS ME PARDONNER ! »
Le pardon est un acte de foi dans la résurrection : la vie plus forte que la haine et la mort. Le dimanche de Pâques, Jésus ne part pas à la poursuite des assassins pour les condamner. Il leur a tout pardonné sur la croix. Ainsi, la victime redonne la vie à l’offenseur malgré la blessure et l’offenseur reçoit la vie malgré le mal commis.

♦ « J’AI SI PEUR DE DEMANDER PARDON ET D’ALLER ME CONFESSER ! »
N’ayons plus peur : Jésus nous a lui-même donné son Esprit saint pour continuer son œuvre de pardon. Ayons confiance : le prêtre se confesse lui aussi. Il est un mendiant du pardon, comme chacun et tout restera absolument secret. Que le Seigneur nous donne à tous le courage de pardonner et de demander pardon.

♦ COMMENT SAVOIR QUELS SONT MES PÉCHÉS ?
Évangile selon saint Matthieu 22, 35-40
Un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand
commandement ? »
Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »
Nous pouvons nous aider de la rencontre entre Jésus et le docteur de la Loi dans l’Évangile pour demander à Dieu de nous éclairer.
Est-ce que j’aime en vérité, en paroles et en actes, ces trois personnes : Dieu, mon prochain et moi-même ?

♦ "TU AIMERAS LE SEIGNEUR TON DIEU DE TOUT TON CŒUR, DE TOUTE TON ÂME ET DE TOUT TON ESPRIT."
Est-ce que j'aime Dieu plus que toutes choses ?
Est-ce que je lui fais confiance pour l’avenir ou est-ce que j’essaye de me passer de lui ?
Est-ce que je lui offre du temps dans la prière ou je ne le prie que quand j'en ai besoin ou envie ? Est-ce que je réponds à son invitation de venir le retrouver à la messe le dimanche ?
Est-ce que je dis du bien de lui ? Est-ce que je le défends lorsqu'il est attaqué ?
Tout ce que je fais pour un ami, est-ce que je le fais pour le Seigneur ?

♦ "TU AIMERAS TON PROCHAIN…"
Mon prochain est celui dont je me fais proche (Luc 10,25-37 Parabole du bon Samaritain) en commençant par la famille, amis, collègues, relations, etc.
Est-ce que j'aime mes proches ? Suis-je prêt à leur pardonner et à leur demander pardon ?
Suis-je miséricordieux en pensées et en paroles ?
Est-ce que je jalouse, offense, vole, critique mon prochain ? Est-ce que je dis la vérité ? Suis-je fidèle à ma parole ? Est-ce que je parle avec douceur et sans vulgarité ?
Est-ce que j'ai encouragé quelqu'un à commettre un péché ?
Suis-je attentif aux plus pauvres ? Suis-je méprisant ou bienveillant envers ceux qui sont différents de moi ?

♦ "… COMME TOI-MÊME."
Est-ce que je me donne les moyens de grandir dans ma vie de baptisé (prière, formation, groupes, accompagnement, …) ?
Est-ce que je prends soin de moi, de mon corps ? Est-ce que je pose les bons choix ? Est-ce que mes relations amicales me tirent vers le haut ?
Est-ce que je m'efforce de corriger mes passions égoïstes : l’acédie (ou paresse spirituelle), l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère et l’envie ?
Est-ce que je me confesse régulièrement ?
Ai-je cherché à connaître ma vocation ? Suis-je en train de la réaliser ?